dimanche 24 janvier 2010
(Re-) Conquête Elémentaire
vendredi 22 janvier 2010
La Nuit, L'Ami
jeudi 21 janvier 2010
Le Règne Passé de l'Araignée
mardi 19 janvier 2010
Demon
dimanche 17 janvier 2010
L'Enfant (Attente, seconde partie)
jeudi 14 janvier 2010
Une Journée d'Automne Ensoleillée
Aujourd’hui, le soleil -un peu froid- se dessine
Des contours incertains et des rayons pluvieux.
Un troupeau clairsemé de gouttelettes fines
Fait pleurer la fenêtre où s’évadent mes yeux.
Et j’entends les oiseaux qui chantent leur départ
Au silence du vent qui calme ses assauts.
Partir c’est pour mourir, chuchote ma mémoire,
Ou pour mieux revenir, sussurent les oiseaux.
L’arbre, lui, se dévêt en lente mise à nu
De ses feuilles en larmes laissées en poèmes.
Ses doigts accusateurs sont pointés vers les nues
Mais ses feuilles en pleurs savent bien qu’il les aime.
Au-delà de ma vue, au brouillard de mes songes,
Des fantômes de toits survolent des foyers,
Couvrant au gré du temps des amours qui se rongent,
Qui se perdent, se trouvent, en vie, endeuillées.
Derrière cette vitre, et sous mon propre toit,
Je veux comme l’oiseau chanter contre le vent,
Crier contre le ciel comme l’arbre géant,
Et gagner le soleil comme un dieu, comme un roi !…
Et vivre le soleil, comme un fou, comme un hère,
Comme une quête unique, une foi douloureuse.
Vouloir cette lumière étonnante et douteuse,
Aimer celle que j’aime, en richesse, en misère.
Et maintenant, là-bas, derrière la fenêtre,
Un peu seule, un peu loin, c’est elle que je vois.
La voix de mes éveils me dit : « Va, pour renaître,
Va prendre le soleil, quitte à prendre un peu froid ».
L'Art du Rêve raconté aux Grands Enfants
Voici l’heure des fous où les rêves dérivent
En mystères légers et vibrantes énigmes,
L’heure immobilisée qui tue les paradigmes
Et génère des touts et des riens qui s’avivent.
C’est là l’instant aimé, l’âme des créateurs,
La nuit des inconscients, le jour des insensés,
C’est là le temps donné aux arts libérateurs
La voilà doucement, la Glaneuse, l’osée.
Et dans un souffle épris, effleure la bougie
Effeuille la bougie, érige tes folies
Pour qu’elle glane, ami, la faucheuse d’ennui
Voici le pays, sage, à l’orée des raisons,
Le pays des possibles et des rendez-vous,
Paysage indicible aux dessus sans dessous,
La patrie du partage aux larges horizons.
C’est là, entre deux eaux d’un ciel océanique,
De caresses en vagues, vagues silencieuses,
C’est là ce lieu non clos donné aux romantiques,
A l’esprit qui divague… Voilà la Glaneuse.
Pour qu’elle glane, ami, scelle tes yeux d’en nuits
Et dans un souffle épris, effleure la bougie
Effeuille la bougie, érige tes folies
Voici le promeneur de ces heures promises,
Chromatique pierrot en habits d’univers,
Meneur d’arts sans repos, et son poisson lunaire,
Tôt ou tard, en douceur, contre les mines grises.
C’est l’espace courbé de songes éphémères,
Le règne des envers sur les vies sans aura.
C’est là l’être nimbé de fois en bandoulière
Et d’espoirs entrouverts : la Glaneuse, voilà.
Voici l’onde essaimée en ces fleurs suspendues,
Et la drogue savante en ces pieds entêtés,
Mondes semés qui chantent loin des vérités
Et poussent en sommets de démentes vertus.
C’était là la très grande, onirique compagne
Des mirages bleutés visités en candeur ;
C’était la sarabande de mots de cocagne,
D’images habitées, la Glaneuse, l’Auteur.


